juin 2014, par Biloa SF , Mindja ED , Bengondo C , Bengono Bengono R , Amengle AL , Metogo Mbengono JA , Ze Mikande J.

Introduction : L’anesthésie locorégionale est un moyen analgésique très utilisé en odontostomatologie, qui va intercepter la conduction de l’influx nerveux. Elle connait des échecs dépendants de plusieurs facteurs. Le but de ce travail était de contribuer à l’amélioration de la qualité de l’anesthésie locorégionale en odontostomatologie.
Méthodologie : Il s’agissait d’une étude descriptive et prospective sur une période de quatre mois. Les patients étaient recrutés au Centre Hospitalier et Universitaire de Yaoundé, à l’Hôpital Central de Yaoundé et à l’Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de Yaoundé. Etaient inclus tout patient ayant bénéficié d’une anesthésie locorégionale. Les informations étaient recueillies à l’aide d’un questionnaire adressé au patient et au praticien. Les variables évaluées étaient la douleur (préopératoire, peropératoire, postopératoire), l’anxiété préopératoire, la présence de signes inflammatoires locaux, les informations sur l’anesthésie (ses indications, les différentes techniques appliquées, le site d’infiltration), l’anesthésique local et la prise en charge de l’échec d’anesthésie. L’analyse était faite à l’aide du logiciel Epi-info et le test exact de Fisher.
Résultats : Les patients récencés étaient 252. L’anesthésie locorégionale était indiquée dans les cas d’odontologie conservatrice-endodontie et de chirurgie buccale. Les techniques les plus appliquées étaient les anesthésies para-apicale, régionale et intra-septale avec une préférence pour la para-apicale au maxillaire. Son incidence était de 41,67% avec plus d’échecs à la mandibule qu’au maxillaire. La technique para-apicale connaissait plus d’échecs à la mandibule qu’au maxillaire. Les facteurs associés aux échecs étaient : l’inflammation locale, l’anxiété, la technique para-apicale à la mandibule et l’absence de vasoconstricteurs. Les stratégies de prise en charge d’échec étaient : l’augmentation du temps de latence, l’augmentation de la dose d’anesthésique, l’application d’une technique de bloc à la mandibule et l’anesthésie intra-septale. Parmi ces stratégies, seules les techniques de bloc et intra-septale à la mandibule étaient recommandées. Ces stratégies avaient permis une baisse du taux d’échec initial de 41,67% à 26%.
Conclusion : Les échecs d’anesthésie locale et/ou régionale sont un réel problème dans la pratique d’odontostomatologie. Ils dépendent de plusieurs facteurs. Ces derniers doivent être recherchés afin de mieux prévenir les échecs d’anesthésie locorégionale.
Mots clés : Analgésie – Anesthésie locorégionale – Echec – Odontostomatologie

La vie de l'Anesthésie