juin 2014, par Mouzou T , Tomta K , Egbohou P , Fiagnon K , Ahondo A

Objectif Faire l’était des lieux des arrêts cardiaques peranesthésiques au CHU SO
Patients et méthodes : C’est une étude prospective qui s’est déroulée dans les différents blocs du CHU SO du 1er Mai 2011 au 30 Novembre 2013 et avait concerné 13700 anesthésies avec 50 arrêts cardiaques. Elle a concerné tous les patients ayant eu un arrêt cardiaque en peranesthésie au cours d’une chirurgie programmée ou urgente. Les paramètres étudiés étaient aspects démographiques, aspects chirurgicaux, aspects anesthésiques.
Résultats : Les victimes d’arrêt cardiaque avaient concerné plus les patients jeunes d’âge compris entre 18 et 40 ans (44%) avec une prédominance féminine (70%). La chirurgie urgente était à l’origine des arrêts cardiaques (64%). La chirurgie gynécologique et obstétricale était la plus touchée (52%). L’anesthésie générale était la plus pourvoyeuse (80%) et l’induction était le moment pendant lequel il y avait plus d’arrêt cardiaque (46%). L’hémorragie de la délivrance suivie de rupture utérine étaient les pathologies les plus touchées (14% chacune). La majorité des arrêts cardiaques était survenue lors des anesthésies faites par les techniciens supérieurs d’anesthésie et réanimation seuls (48%) et les patients ASA IV + U (24%) et Mallampati II (48%) étaient les victimes. Le choc hémorragique était la première cause (30%). Plus de la moitié (58%) des arrêts était décédée. L’administration de l’adrénaline et le massage cardiaque externe étaient faits à 100% au cours de la prise en charge de l’arrêt cardiaque.
Conclusion : L’arrêt cardiaque est une commplication grave qui peut survenir à tout moment de l’anesthésie quelque soit la technique pendant toute chirurgie.Sa prévention passe par une évaluation pré-anesthésique des patients, un monitorage disponible, adéquat et fonctionnel ; un personnel anesthésiste spécialisé et très vigilant.
Mots clés : Arrêt cardiaque, Anesthésie, CHU, Lomé

La vie de l'Anesthésie