juin 2014, par Amengle AL , Bengono Bengono R , Metogo Mbengono JA , Beyiha G. , Ze Mikande J. , Obama Abena MT

Introduction : La brulure constitue une pathologie traumatique fréquente. L’incidence et la mortalité élevées restent préoccupantes malgré les thérapeutiques modernes. Le but de notre étude était de cerner les facteurs épidémiologiques et pronostiques des brulures graves dans notre contexte.
Méthodologie : Il s’agissait d’une étude rétrospective et prospective menée sur 14 mois. Etaient inclus les enfants de 0 à 15 ans, hospitalisés pour brulure grave dans les hôpitaux suivants : Hôpital Central de Yaoundé, Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de Yaoundé, Centre Hospitalier et Universitaire de Yaoundé, Centre des grands brulés de Douala. La saisie et l’analyse des données s’est faite par les logiciels Epi-info 2003, SPSS 2003, Excell 2003.
Résultats : Nous avons recensé 68 cas. L’âge de prédilection était de 1 à 5 ans (48,53%). On notait une prédominance du sexe masculin (52,94%). Les circonstances étaient accidentelles. Quarante et neuf cas, soit 72%, étaient admis dans les 24 heures suivant l’accident. Les liquides chauds étaient la principale cause de brulure grave (76,47%). La surface corporelle était de 20 – 40% dans 45,58% des cas. La profondeur du 2ème degré superficiel était représentée dans 55,88% des cas. Les infections étaient présentes dans 55,88% des cas.
Conclusion : La brulure grave de l’enfant reste une pathologie préoccupante. La mortalité et la morbidité sont liées à des erreurs de prise en charge, la situation socio-économique défavorable des populations et le manque d’infrastructures. La gestion de ce problème repose sur la prévention primaire et le recyclage du personnel médical et paramédical.
Mots clés  : Brulure grave ; enfant ; aspect épidémiologique et pronostique

La vie de l'Anesthésie