juillet 2014, par Ogondo B , Babo CJ , Bouh KJ , Yéo TLP , Ayé Y.D , Konan K.J.

Introduction L’accident vasculaire cérébral constitué (AVC), se définit selon l’OMS par la présence de signes cliniques de dysfonctionnement cérébral de survenue rapide durant 24 heures ou plus conduisant à la mort, sans autre cause apparente qu’une origine vasculaire.[1] L’objectif de la présente étude a été d’évaluer la prise en charge thérapeutique et l’évolution des patients admis dans notre service pour un accident vasculaire cérébral.
Materiels et methodes : étude rétrospective descriptive effectuée au service de réanimation du CHU de YOPOUGON de juillet 2012 à juin 2014 portant sur les dossiers des patients admis en réanimation pour un accident vasculaire cérébrale.
Résultats : L’incidence des AVC était de 13,93% (62 cas sur 445 patients).La moyenne d’âge était de 58 ans ±12,4 (27 à 84 ans) .Le délai de prise en charge était retardé dans 89,6% des cas. On notait un trouble de la conscience dans 96,5% avec un score de glasgow entre 8-13, un déficit neurologique dans 81,3% des cas, une détresse respiratoire dans 83,6% avec encombrement bronchique. L’hyperthermie au compte des agressions cérébrales secondaires (ACSOS) prédominait 54,2%. La prise en charge a consisté à un conditionnement de nos patients et la prévention des complications d’où 68,3% ont été intubés avec assistance ventilatoire d’une durée moyenne de 08 jours, une sédation avec l’association Midazolam- fentanyl chez 68,4%. Tous les patients ont bénéficiés d’un apport hydro-électrolytique associé à la prévention de la maladie thromboembolique. La durée moyenne d’hospitalisation était 11 jours ± 10.Plus de la moitié, soit 61,7% ont été décédés et 38,8% ont présentés des séquelles neurologiques à leur sortie de la réanimation.la dégradation de l’état neurologique (28%) et la survenue d’escarres (47%) compliquaient les tableaux en hospitalisation.
Conclusion : La prise en charge des AVC est souvent complexe en fonction des différents tableaux qui s’offrent à nous. La réduction de la mortalité passe par une réduction du délai de prise en charge.

Références

- [1] Ann de Réadap et de Med Phys 2005 ; 48 : 675-81

La vie de l'Anesthésie