juin 2014, par Touré MK , Koné J , Sodogo C , Beye SA , Diango DM , Coulibaly Y

Introduction : les tumeurs cérébrales sont à risque de développer des complications postopératoires systémique avec des séquelles neurologique graves. Le retard diagnostic d’une complication peut en effet mettre en jeu le pronostic vital.
Objectif : déterminer l’incidence et les caractéristiques des complications survenant en postopératoire immédiat nécessitant une prise en charge spécifique et d’identifier les facteurs prédictifs.
Matériel et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective de janvier 2011 à juillet 2014. Ont été inclus tous patients opérés en neurochirurgie. Les complications postopératoires précoces ont été définies comme des événements survenant dans les 24h suivant la chirurgie et les complications graves ont été définis par la nécessité de réaliser un scanner cérébral en urgence.
Résultats : Durant la période d’étude, 304 patients avaient bénéficié d’une intervention neurochirurgicale dont 54 pour chirurgie intracrânienne : tumeurs (72,22%), accidents vasculaires cérébraux hémorragiques (7.4%) et lésions post traumatiques (14,81%). 18 % des patients ont présenté au moins une complication neurologique post opératoire précoce. Le taux de complication jugée grave était de 3%. L’évolution était fatale chez 2 patients, un patient est resté en état végétatif. Les facteurs prédictifs de ces complications étaient : la durée longue de chirurgie, une perte sanguine et délai long de prise en charge, le recours aux vasopresseurs et la non extubation dans les premières 24h.
Discussion : L’incidence des complications rapportées après neurochirurgie intracrânienne reste élevée et varie entre 6 et 10%, ce qui n’est pas le cas dans notre étude. Ces complications sont souvent précoces (hématome cérébral, crises convulsives, œdème).

La vie de l'Anesthésie