juillet 2014, par Diango MD , Dembélé A.S , Mangané M.I , Beye S.A. , Diop Th.M , Almemoune A , Daou A

Objectif : mesurer la prévalence de la douleur en termes d’intensité et de pathologie.
Matériel et méthodes : Etude prospective et descriptive au S.A.U CHU Gabriel Toure pendant 12 mois. Elle a Concerné tous les patients admis pour douleur ou d’autres pathologies. Le critère de jugement principal était l’existence de la douleur et son évaluation. Différentes échelles ont été utilisées pour juger de l’intensité de la douleur, Si patient (e)s conscient (e)s, des échelles d’autoévaluations (EVA, EN, EVS), pour les patients incapables d’exprimer on recourt à des outils d’hétéro-évaluations (Algoplus, Evandol.).
Résultats : Vingt cinq mille deux cent cinquante deux patients ont été enregistrés durant la période d’étude. Mille quatre cent treize patients douloureux ont été inclus soit une fréquence de 5,6%. La moyenne d’âge était de 32,20 ± 15,7.Une prédominance masculine dans 60% des cas. Quatre vingt onze pour cent de nos patients résidaient à Bamako. Plus de la moitié de nos patients (58,7%) étaient scolarisés. Un antécédent d’HTA a été retrouvé chez 8,1% de nos patients. Nous avons trouvé un taux d’automédication à base d’antalgique du palier I de 20,6%. Cette douleur était d’origine traumatique dans 85,5% de cas et médicale dans 14,5% avec un OR=2,9. L’EVA a été utilisée chez 62%, l’EVS chez 21%, l’algoplus chez 13% et EB chez 4% de nos patients. Mille trois cent cinquante six patients douloureux ont reçu au moins un antalgique durant la prise en charge soit 95,97%. Les antalgiques utilisés étaient les non morphiniques (45,72%) et les morphiniques (42,03%). La prescription d’un non morphinique était significativement liée à la présence de la douleur légère à modérée avec un OR=1,08. Apres traitement antalgique, 73% de nos patients estimaient avoir été soulagés.
Conclusion : La vulgarisation de l’evaluation de la douleur en vue de déterminer son intensité, et l’approvisionnement de l’armoire d’urgence en des antalgiques morphiniques et non morphiniques, ainsi qu’une formation continue des personnels permettront d’améliorer la prise en charge de la douleur.
Mots clés : Douleur, Urgences, Analgésie

La vie de l'Anesthésie