juin 2014, par Almeimoune A H , Samaké BM , Mangané M.I , Diop Th.M , Diango MD

Introduction : Les nausées et les vomissements postopératoires (NVPO) sont définis comme étant les nausées et/ou les vomissements survenant dans les 24 heures suivant la chirurgie.
Notre objectif était d’évaluer l’effet préventif du dexaméthasone dans la prise en charge des NVPO. Les NVPO entraînent une intensification de l’inconfort et l’insatisfaction du patient, ainsi qu’’une hausse des coûts associés à la durée de l’hospitalisation.
Méthodologie : Il s’agissait d’une étude prospective et descriptive randomisée en simple aveugle sur une période de 13 mois allant de Mars 2013 au mois d’Avril 2014. La méthode de randomisation à consister comme suit : Nous avons chiffré nos patients en fonction de leur arriver. Ensuite tous les patients de numéro impair ont fait partir de notre groupe A et ceux de numéro pair du groupe B. • Groupe A : 50 patients recevant en prophylaxie de la dexaméthasone à dose unique administrée en IVL lors de l’induction à la posologie de 5 mg (poids 60kg) à 8 mg (poids >60kg). Groupe B : 50 patients appelé Groupe Témoin ne recevant aucune prophylaxie antiémétique.
Résultat : Au total, 100 patients ont été colligés ; L’âge moyen étaient de 30,5 ans dans le groupe A contre 38,0 ans dans le groupe B. Treize de nos patients se déclarent tabagique. Plus de la moitié de nos patients (69%) étaient ASA I parmi lesquelles 74% dans le Groupe A contre 64% dans le Groupe B. Plus de la moitié de notre échantillon présentaient un facteur de risque (FdR) avec 52% des cas. 25% ont bénéficié d’une prémédication à base de Diazépam et Atropine. Toutes nos interventions étaient réalisées sous anesthésie générale. La kétamine a été l’hypnotique le plus utilisé chez 59 de nos patients soit 59%, parmi ces patients ayant reçu la kétamine un taux de NVPO de 28,8% a été enregistré, soit 5,08% dans le Groupe A et 23,73% dans le Groupe B. L’incidence moyenne des nausées et des vomissements dans les six premières heures était de 16% en l’absence de prophylaxie contre 4% en cas prophylaxie. Sept patients ont reçus de la morphine en post operatoire dont 5 dans le Groupe A et 2 dans le Groupe B. Douze de nos patients avaient un ATCD chirurgicale, 4 avaient un ATCD de NVPO, parmi lesquels 3 ont vomi soit 75%. Vingt trois patients ont eu des NVPO soit une fréquence de 38% en l’absence de prophylaxie (Groupe B) contre 8% en prophylaxie au dexamethasone (Groupe A). Quel que soit le facteur de risque, la prophylaxie au dexaméthasone a réduit de façon efficace les NVPO.
Tableau 1 : récapitulatif

Groupe A (effectifs) Groupe B (effectifs)
Tabac 6/50 1/50
ASA1 37/50 32/50
Score Apfel à 2 17/50 13/50
Masculin/NVPO 2/33 16/37
Féminin/NVPO 2/1 53/10

Conclusion : Les NVPO sont des complications courantes de l’anesthésie. Cependant quelque que soit le facteur de risque, la prophylaxie au dexaméthasone réduisait de façon significative les NVPO sans toxicité cliniquement significativement prouvée.
Mots clés : NVPO, prophylaxie, Dexaméthasone, Facteur de risque

La vie de l'Anesthésie