juillet 2014, par Guilavogui S , Kourouma M

Introduction : Le polytraumatisé est un patient fragile et instable. Sa prise en charge est souvent pluridisciplinaire. Dans un hôpital aux faibles moyens humains et matériels, le constat d’impuissance face à de tels patients est amer. Parfois, le diagnostic n’est complété qu’en post mortem, une lésion faisant occulter les autres.
Objectif : C’est une étude rétrospective, étalée sur 3 ans (2011 à 2013 inclusivement) qui a colligé tous les patients reçus pour polytraumatisme et hospitalisés au service de chirurgie. L’objectif principal de cette étude est d’établir la fréquence de cette pathologie meurtrière et de ressortir ses aspects épidémiologiques, cliniques et pronostics.
Matériels : Registres d’hospitalisation de chirurgie et des soins intensifs, registres de protocoles opératoires. Nous avons exclu de l’étude les patients qui sont décédés aux urgences, avant toute prise en charge médicale.
Méthodologie : Les patients ont été repartis selon l’âge et le sexe, la profession, la nature des lésions, et leur devenir. Seuls les patients effectivement hospitalisés ont été pris en compte pour l’étude.
Résultats : Nous avons recensé 31 cas hospitalisés. Les facteurs d’aggravation étaient liés à la gravité du traumatisme crânien et aux lésions médullaires. Les lésions viscérales étaient mieux prises en charge. La mortalité élevée
Discussion : Les polytraumatismes sont peu fréquents. La mortalité est très élevée avant J2 ; il y a assez de décharges au sein des survivants. Les lésions médullaires sont péjoratives meurtrières. Toutes les classes sociales en sont victimes
Conclusion : Il faut encourager la formation des agents pour la reconnaissance du polytraumatisé et sa prise en charge (chirurgiens et anesthésistes réanimateurs).et doter les hôpitaux en matériels et imageries médicales.
Mots clés : Polytraumatisme ; multidisciplinaire ; lésions médulaires

La vie de l'Anesthésie