juillet 2014, par Chaibou M S , Daddy H , Gagara M , Gbaguidi F , Adamou K , Adamou M , Sani R , Adehossi E , Chobli M

Objectif : Evaluer la prise en charge des morsures d’animaux à l’Hôpital National de Niamey (HNN).
Matériels et méthode : Il s’agit d’une étude prospective descriptive sur 7 mois, du 1er Mars au 30 septembre 2013. Ont été inclus les patients hospitalisés à l’HNN pour morsure d’animaux. Les variables suivantes ont été analysées : l’âge, le sexe, la provenance, la période d’admission, les caractéristiques de la morsure, les aspects cliniques, les aspects thérapeutiques et l’évolution.
Résultats : 92 patients ont été inclus dans notre série. Les moins de 10 ans représentaient 34,78%. Le sexe masculin prédominait avec un sexe ratio de 2,17. 76,10% des patients provenaient du milieu urbain. Les animaux mordeurs étaient dominés par les chiens (60,90%) et les serpents (37%). Les périodes d’admissions étaient les mois de Mai, Juin, Avril avec respectivement 27,20% ; 17,4% et 16,30% des cas. Le délai d’admission était de moins de 24 heures pour 69,56% des patients. Les circonstances des morsures étaient accidentelles dans 42,39%. Le membre pelvien était le plus touché avec 53,2%. Les signes cliniques étaient dominés par la douleur dans 95,70% des cas, l’œdème dans 93,50% des cas et la fièvre dans 43,50%. Les détresses étaient cardiovasculaires chez 15,20% des patients, respiratoires chez 6,50% des cas. Les lésions étaient musculaires dans 29,30% des cas. Le sérum anti venimeux a été utilisé chez 50 % des morsures de serpents. Trente-quatre patients ont bénéficié d’une prise en charge chirurgicale. La mortalité était de 1,08%.
Conclusion : Les morsures d’animaux constituent un problème de santé publique dans notre pays. Leur prise en charge reste problématique à cause du problème de disponibilité et d’accessibilité du sérum antivenimeux chez une population à faible revenu.
Mots-clés : Morsures-Animaux- Hôpital National de Niamey- Niger

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