juillet 2014, par Tomta K , Bakpatina KD , Assenouwe S , Mouzou T , Egbohou P , Gnassingbe K

Introduction : Les polytraumatismes constituent un véritable fléau de par leur gravité. Des travaux sur les polytraumatismes de l’enfant sont peu nombreux dans la littérature, et aucune étude ne s’est intéressée à ce sujet dans notre contexte.
Objectifs : décrire les aspects épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et évolutifs dans notre structure
Matériel et méthode : il s’agissait d’une étude rétrospective et descriptive portant sur les dossiers des enfants polytraumatisés, enregistrés de janvier 2009 à décembre 2013 dans les services de Chirurgie Pédiatrique et de Réanimation Polyvalente du CHU SO.
Résultats : Trente sept dossiers de polytraumatisés ont été colligés, et représentaient 1,52% des enfants hospitalisés dans ces deux services. La sex-ratio était de 1,1 ; l’âge moyen était de 8 ans. Les accidents de la voie publique étaient la principale circonstance de survenue des traumatismes avec 70,3% de cas de piétons renversés. Seuls 16,2% des cas ont bénéficié d’un transport médicalisé. La durée moyenne d’hospitalisation était de 32,4 jours avec un séjour moyen en réanimation de 8,8 jours (extrêmes de 1 et 34 jours).Le bilan radiologique comportait un scanner cérébral (32,4%), une échographie abdominale (18,9%) et des radiographies standards du thorax (16,2%), de l’abdomen sans préparation (10,8%), du rachis (10,8%), du bassin (10,8%), et des membres (26%). Les traumatismes crâniens associés aux contusions abdominales et thoraciques ont représenté ensemble 16,2% des cas derrière l’association traumatisme crânien-fractures de membres qui faisait 62,2% des associations lésionnelles. Plus de quatre-vingt-dix-sept pour cent des patients avaient un traumatisme crânien. Dix-neuf pour cent avaient un score de Glasgow inférieur ou égal à 8. Le fémur était l’os intéressé par les fractures de membres dans la moitié des cas. Les contusions abdominales intéressaient la rate et ou le rein. Les lésions thoraciques, rachidiennes, maxillo-faciales et les atteintes du bassin concernaient chacun moins d’un patient sur sept. Tous les patients avaient bénéficié des mesures générales de réanimation. Le traitement lésionnel était non chirurgical dans la plupart des cas. Des complications étaient survenues dans 18,9% des cas. Le taux de mortalité était de 10,8%.
Conclusion : Les polytraumatismes de l’enfant sont grevés d’une mortalité élevée au CHU SO. Les moyens d’exploration, et de prise en charge thérapeutique ne sont pas encore à la portée de tous.
Mots clés : polytraumatisme, enfant, réanimation, Lomé.

La vie de l'Anesthésie