juillet 2014, par Seck Mapaté

Un traumatisme crânien entraîne des atteintes de l’extrémité encéphalique provoquées par le contact brusque (accélération, décélération ou rotation) entre le tissu cérébral et la boîte crânienne avec destruction de cellules ou irrégularité dans le fonctionnement normal du cerveau. Si les traumatismes bénins et modérés sont assez fréquents et entraînent pas ou peu de conséquences, les traumatismes sévères, plus rares, donnent des lésions cérébrales et une prise en charge spécialisée est nécessaire. Les traumatismes crâniens constituent une cause importante de mortalité chez les 15/25 ans ainsi que la principale cause de handicap sévère avant 45 ans. Les principales causes en sont les accidents de la voie publique, les accidents de travail, les accidents de sport ou les accidents par armes à feu. Les points cardinaux de l’évaluation clinique reposent sur : l’anamnèse, l’étude du niveau de conscience (Score de Glasgow), la recherche d’un déficit segmentaire, l’examen des yeux (signe de localisation) et la recherche d’éventuelles lésions associées (polytaumatisme). Cette étape clinique a été transformée par l’imagerie neuroradiologique (tomodensitométrie) qui permet d’analyser en urgence les lésions traumatiques chez les patients à risques et de surveiller l’évolution anatomique des lésions.Une partie des cas graves décèdent ou gardent un handicap à vie, tandis que les autres se remettent sans trop de séquelles. Le pronostic vital et fonctionnel, s’il est généralement lié à l’importance des lésions initiales, est étroitement dépendant de la précocité de l’alerte donnée et le délai de mise en œuvre du traitement. Ainsi le rôle de l’infirmièr dans la prise en charge des traumatisés crâniens est capital et consiste à évaluer l’état clinique initial de façon fiable et rigoureuse, réaliser une surveillance neurologique attentive par des examens répétés, dépister précocement une aggravation et savoir donner l’alerte devant : des troubles de conscience d’installation rapide, l’apparition d’un déficit neurologique (hémiplégie, aphasie), une agitation croissante du patient, des signes d’hypertension intracrânienne, des signes d’engagement, une inégalité pupillaire d’apparition récente, assurer une surveillance péri-opératoire rigoureuse.

La vie de l'Anesthésie