juillet 2014, par Coulibaly KT , Abhé CM , Nguessan Y.F. , Ouattara A. , Brouh Y , Tétchi Y.

introduction : Les infections nosocomiales constituent un problème majeur en réanimation. L’objectif de notre étude est d’identifier les differents germes et leur sensibilité au cours des infections nosocomiales en réanimation.
Méthodologie : L’étude était rétrospective et descriptive réalisée sur huit ans (2006-2013). Etaient inclus tous les dossiers des patients ayant contracté une infection nosocomiale documentée. Les paramètres étudiés étaient : le site d’infection, les germes retrouvés, la resistence des germes.
Résultats : Nous avons recensé 85 dossiers sur 3566 admissions (2,4%). Les sites d’infection étaient pulmonaires (60%), urinaires (52,9%), bactériémiques (25,9%) et cutanés (11,8%). Les germes isolés au niveau pulmonaire étaient le klebsiella pneumoniae (30%) et le pseudomonas aeruginosa (28%). Au niveau urinaire, on retrouvait le pseudomonas aeruginosa (21,7%) et l’eschericha coli (19,5%). Les bactériémies étaient causées par le pseudomonas aeruginosa (40,9%) et le klebsiella pneumoniae (27,2%). Les germes isolés au niveau pulmonaire étaient resistants à 92% aux pénicillines, 74% aux céphalosporines de 3ème génération, 78% aux quinolones, 64% aux aminosides sauf l’amikacine (6%) et 4% aux carbapénèmes. La resistance des germes au niveau urinaire était de 84,7% aux penicillines ; 58,7% aux céphalosporines de 3ème génération ; 54,3% aux quinolones ; 47,8% aux aminosides sauf l’amikacine (2,1%) et 2,1% aux carbapénèmes. Les germes responsables de bactériémies étaient resistants à 95,4% aux penicillines ; 68,2% aux céphalosporines de 3ème génération ; 86,3% aux quinolones ; 59% aux aminosides sauf l’amikacine (13,7%) et 9,1% aux carbapénèmes.
Discussion : La resistance des germes aux antibiotiques usuels devient de plus en plus croissante en réanimation.
Mots clés : profil, germes, réanimation

La vie de l'Anesthésie