Pratique des urgences en Afrique

Practice emergencies in Africa

janvier 2014, par Mignonsin D

Auteur correspondant : David Mignonsin. Email dmignonsin2 yahoo.fr


L’urgence quasi fréquente au cours de nos pratiques quotidiennes, se révèle actuellement comme une discipline prioritaire. Elle se caractérise par les problèmes de tri, de diagnostic et de décision. La rapidité du traitement adéquat, l’exécution des gestes précis et rapides avec le minimum de matériels thérapeutiques dont nous disposons, produit un effet bénéfique immédiat sur le patient, ce qui engendre joie et satisfactions chez le praticien. Pour atteindre ce résultat, il faut une bonne connaissance médicale multidisciplinaire, un esprit vif, une pratique avec des gestes précis, chez un médecin capable de se maîtriser. En effet l’urgence crée de grandes émotions et nécessite non seulement le savoir, mais aussi le savoir-faire.
Dans cet objectif un guide, véritable outil de travail indispensable dans les situations d’urgence est mis à la disposition des praticiens. Il vise à fournir des notions théoriques qui doivent être acquises avant de passer à la phase pratique.
Il est mis à la disposition du praticien (étudiant en médecine, médecin généraliste, médecin spécialiste en anesthésie-réanimation, médecin urgentiste, etc.) qui se trouve dans un centre médical en ville ou en campagne, et qui est confronté à la prise en charge des urgences. Ce guide est « le Guide pratique des Urgences en Afrique » Le plus souvent, ces praticiens qui exercent à l’intérieur du pays, sont seuls à leur poste et livrés à eux-mêmes avec un équipement minimum.

C’est un recueil qui contient une grande variété d’informations, facile à consulter et qui, d’un coup d’œil, permet au praticien de détecter l’essentiel du sujet traité. Ces informations sont sélectionnées en tenant compte de la fréquence des urgences que l’on retrouve surtout en Afrique. La grande majorité des thèmes d’une façon générale est traitée en une page. Ne soyez pas étonnés de ne pas retrouver ici certains thèmes sur lesquels d’autres auteurs ont déjà insisté.

La première partie qui fait la particularité de cet ouvrage, concerne un certain nombre de techniques qui sont pour la plupart des gestes « salvateurs ». Ils permettent de traiter (massage cardiaque externe, choc électrique, techniques d’intubation et d’extubation, de ventilation, de trachéotomie, de lavage gastrique etc.), de poser le diagnostic, de soulager (techniques de ponction-drainage pleural, de ponction-lavage du péritoine, de ponction lombaire etc.), et de surveiller le patient (technique de mesure de la PVC, de la capnographie). La prise des voies veineuses profondes et périphériques constituent aussi une étape importante.

Toutes ces techniques, dans le cadre de l’urgence, doivent se réaliser avec une asepsie rigoureuse. Ce sont des notions simples, des gestes utiles et indispensables qui doivent être pratiqués avec une grande maîtrise. Les textes de description sont courts et étayés parfois par une iconographie (schémas, dessins, photos), permettant de mieux comprendre les différents gestes à pratiquer.

La deuxième partie de cet ouvrage traite des conduites pratiques à tenir. Elles constituent la majeure partie de l’ouvrage. Les textes débutent par des rappels succincts surtout sur les signes cliniques et paracliniques, et parfois sur les étiologies ; ils sont rédigés dans un style simple, clair, presque télégraphique, en tenant compte de la priorité des actes effectués selon un ordre croissant. Les noms des médicaments utilisés sont donnés soit sous forme de dénomination commune internationale (DCI), soit sous forme commerciale (de spécialités), forme fréquemment utilisée dans nos contrées. Les textes se terminent par « ce qu’il ne faut pas faire » pour ne pas aggraver l’urgence : c’est-à-dire, éviter les pièges et les erreurs de prise en charge.

La troisième partie porte sur des manœuvres de disciplines diverses que l’on peut utiliser d’une part, dans un but diagnostic (manœuvre de barré, recherche de signes, méningés, de Lasègue, de Phalen, de Romberg, de Sellick, de Thompson.etc.) et d’autre part, dans un but thérapeutique (manœuvres de Heimlich et de Nelaton) ; ces quelques manœuvres retenues, sont celles que l’on a jugé utiles dans le cadre de l’urgence.

La quatrième partie décrit certains scores (Glasgow, Mallampati, Apgar, Cusham etc.), rappelle quelques classifications (Altemeier, ASA, NYHA), quelques « aide-mémoire » portant sur des notions de base (produits de remplissage, régimes etc.) et enfin les éléments de surveillance.

A la fin du document, nous avons pensé être utiles aux lecteurs en mettant à leur disposition un lexique, non exhaustif, des affections « à noms propres ». Bien entendu, il ne pouvait être question dans le cadre de cet ouvrage de répertorier intégralement les innombrables syndromes, affections et maladies. Il s’agit d’établir un index alphabétique sommaire des dénominations patronymiques les plus couramment utilisées.

Nous pensons que ce guide de pratique journalière, conçu par des praticiens pour des praticiens, sera utile pour les nombreux lecteurs qui le consulteront.

La vie de l'Anesthésie

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